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  • Fabien Fivaz, conseiller national vert : 078 740 06 51
  • Priska Seiler Graf, conseillère nationale socialiste : 076 571 06 48
  • Thomas Bruchez, secrétaire du GSsA : 078 620 91 95

Non aux milliards pour les avions de combat : lancement de référendum

Le PS Suisse, les Verts et le GSsA ont aujourd’hui lancé le référendum contre l’achat de nouveaux avions de combat. Dépenser des milliards pour des avions de combat de luxe polluants et qui ne sont pas nécessaires pour maintenir le service de police aérienne à l’avenir est un gaspillage d’argent inacceptable.

Après l’approbation définitive par le Parlement de l’achat de nouveaux avions de combat lors de la session d’hiver 2019, une large alliance a lancé aujourd’hui un référendum contre cette acquisition. Aux côtés du PS Suisse, des Verts et du GSsA, Greenpeace Suisse, JUSO Suisse, les Jeunes Verts et diverses organisations de paix soutiennent également le référendum contre cet achat de luxe inutile.

Selon Priska Seiler-Graf, conseillère nationale PS, l’achat d’avions de combat de luxe n’a aucun sens du point de vue de la politique de sécurité : « Afin de garantir les services de police aérienne à l’avenir, des avions de chasse légers suffiront. Cependant, ces alternatives moins coûteuses n’ont même pas été examinées par le DDPS ».

Fabien Fivaz, conseiller national des Verts, ajoute que « le Conseil fédéral reconnait qu’une guerre conventionnelle est hautement improbable et que les menaces sont principalement ailleurs: cyberguerre, désinformation de la population, terrorisme, missiles de croisière ». Les avions de combat sont inutiles dans ce cadre-là et les moyens manqueront pour répondre aux véritables problèmes.

Alors que l’électorat a rejeté l’achat des Gripen pour 3,1 milliards de francs en 2014, le Parlement a approuvé l’acquisition de nouveaux avions pour un prix d’achat de 6 milliards de francs. Si l’on inclut dans le calcul les coûts d’entretien, de réparation et d’exploitation, ce sont 24 milliards de francs qui seront dépensés pendant toute la durée d’utilisation des jets. Thomas Bruchez, secrétaire du GSsA, critique ce gaspillage d’argent : « Ces 24 milliards manqueront dans la lutte contre le changement climatique ou dans le secteur de la santé – car chaque franc d’impôt ne peut être dépensé qu’une seule fois. Le référendum est donc obligatoire ».

Vous trouverez ici le dossier de presse de la conférence de presse.